Émilie et Karine, la jeunesse solidaire

Luisella-Planeta-Pixabay

L’été dernier, Scarabée a accueilli Émilie et Karine. Ces deux étudiantes ont participé, en tant que bénévoles, à nos cours de Français d’urgence (FU). Voici leur retour d’expérience.

Je m’appelle Émilie et j’ai 20 ans

À l’été 2025, j’ai donné des cours de français au groupe des débutants à Scarabée.

Au début, j’avais quelques appréhensions. De nature timide, je n’étais pas très à l’aise pour m’exprimer à l’oral devant un groupe. De plus, je n’étais pas sûre de parvenir à expliquer clairement la langue française aux élèves. Cependant, dès mon premier cours, j’ai pu apprécier l’ambiance conviviale de l’association, ce qui m’a permis d’être moins impressionnée face aux élèves. Très vite, j’ai gagné en assurance et j’arrivais de mieux en mieux à expliquer certaines règles de français.

J’utilisais des méthodes d’apprentissage ludiques et interactives, à l’image d’un dialogue entre un docteur et son patient, que les élèves devaient reproduire en binômes. Ils étaient particulièrement réceptifs à cet exercice, appréciant jouer des rôles et parfois modifier le dialogue à leur façon.

J’ai ainsi pris beaucoup de plaisir à enseigner. Les élèves se montraient toujours enthousiastes, et étaient sans cesse désireux d’apprendre davantage ; ils étaient même parfois réticents à faire une pause entre les deux heures !

Je m’appelle Karine

En juin et juillet 2025, j’ai eu l’occasion de donner des cours de français à des réfugiés au sein de l’association Scarabée. J’enseignais au groupe des élèves débutants deux ou trois fois par semaine.

Si j’avais des craintes quant à la complexité d’apprendre le français à des personnes qui, pour certaines, n’étaient jamais allées à l’école, j’ai été rapidement rassurée par l’ambiance bienveillante de chaque cours. Cela restait évidemment difficile, car les élèves débutants ne connaissaient souvent que quelques mots de français. Mais en mimant, en dessinant et parfois en traduisant en anglais, les élèves s’accrochaient et progressaient plus vite que je ne l’aurais imaginé.

Je préparais les cours quelques jours auparavant, mais il était souvent nécessaire de les adapter au fur et à mesure, car les élèves n’étaient pas toujours les mêmes à venir et leurs niveaux étaient assez variés.

Par ailleurs, l’association Scarabée organise régulièrement des sorties, et j’ai ainsi eu la chance d’accompagner une quinzaine d’élèves au zoo de Vincennes en juillet. Ce fut alors l’occasion pour eux de s’exprimer plus librement et de renforcer leurs liens.

Cette expérience très enrichissante m’a permis de m’ouvrir à une multitude de cultures différentes. Les élèves sont en effet heureux de nous apprendre des phrases de leur langue natale ou de nous décrire les spécialités culinaires de leur pays d’origine.