
Accéder à un emploi est un vecteur d’intégration sociale, une forme de reconnaissance. Mais la démarche n’est pas simple.
Peu de nos bénéficiaires disposent des formations, diplômes ou équivalences nécessaires pour intégrer directement un emploi. C’est pourquoi nous les encourageons à signer des contrats d’alternance ou d’apprentissage. Lesquels leur permettent d’acquérir les fondamentaux, tout en travaillant en entreprise et en bénéficiant d’un revenu. Plusieurs freins toutefois apparaissent, à commencer par trouver l’entreprise qui les acceptera.
Déposer son CV sur des sites spécialisés, se rendre à des salons et aux événements organisés par France Travail ne suffit pas. Dénicher des entreprises susceptibles d’embaucher nos bénéficiaires est extrêmement difficile. Plus d’un employeur sur deux recrute sans déposer d’offre d’emploi.
C’est pourquoi nous faisons appel à tous nos sympathisants qui pourraient partager leurs contacts. N’hésitez pas à nous envoyer un courriel dans ce sens.
Autre souci : les lourdeurs administratives liées aux obtentions de titres de séjour. Il n’est pas rare que des personnes ayant obtenu la protection internationale (donc autorisées à séjourner quatre ou dix ans) ou en cours de renouvellement de leur titre se voient délivrer des attestations de trois ou six mois qui ne leur permettent pas de s’insérer. Les employeurs se méfient de ces feuilles A4 et n’ont, pour beaucoup, aucune envie d’embaucher une personne ne disposant pas d’une longue période de séjour autorisée. Et le problème concerne aussi, bien entendu, l’alternance.
Enfin, demeure la maîtrise de la langue française et l’accès à une formation linguistique qui, de plus en plus, repose sur le seul secteur associatif, comme déjà dénoncé à plusieurs reprises par nous-mêmes dans ces colonnes.

